Veilhes

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Un petit coin de Toscane dans les collines du Vaurais, ainsi pourrait-on définir Veilhes.

Un peu d’histoire

Le plus ancien écrit parvenu jusqu’à nous concernant la paroisse de Notre Dame de Montgauzy, alors rattachée à St Pierre du Lac de Cambon, date de 1355.
Il s’agit du compte-rendu d’un procès opposant la commune à celle de Lavaur afin d’obtenir l’exonération de toute contribution aux dépenses jugées nécessaires à la défense de cette ville.
L’Histoire retient que Lavaur résista toujours aux Anglais, Veilhes en fit-elle autant ? L’existence de la fontaine de l’Anglaise (ou des anglais) à côté de Peyre nous laisse en tous cas une trace de leur passage.

L’église de Notre Dame de Montgauzy

Nous savons que la paroisse, anciennement annexe de Saint Pierre du Lac de Cambon, alors prieuré, existait avant 1355. Nous ignorons si l’église actuelle, 7 siècles après, se trouve toujours sur le même emplacement, toutefois l’état de son tympan semble le confirmer.
L’état de vétusté du bâtiment exigea un important remaniement vers le milieu du XIXe siècle.

Le Reliquaire de Saint Nizier

L’église contient les reliques de Saint Nizier.
Ces dernières qui possédaient, le pouvoir de guérir les croûtes de lait eurent une certaine renommée jusqu’à la moitié du XXe siècle.
Grâce aux recherches de Monsieur d’Ausbourg, nous connaissons un peu mieux l’histoire de ce saint, né entre l’an 500 et l’an 510.
Ecclésiastique, Nizier constata un jour un « charbon » sur son visage. Ce charbon se transforma en pustule pestilentielle qui grossit et s’enflamma à vue d’œil. L’état du malade empira très vite, il ne bougeait plus, ne parlait plus. La mère de Nizier invoqua Saint Martin qui apparut au mourant, fit le signe de la croix, et le guérit sur le champ.

Le miraculé avait, par cette occasion, reçu les pouvoirs de guérison qui lui servirent, entre autres, à soigner son oncle Saint Sardot, archevêque de Lyon. Nizier reçut, à titre de reconnaissance, la fonction d’évêque de ce même diocèse.
La Saint Nizier était initialement fêté le 4 avril à Lyon, cette date a été avancée de 2 jours.
On trouve des reliques de ce Saint à Tours, Troyes, et Veilhes, curieusement, Lyon n’en détient pas.

Le Fort

Ce terme désigne une habitation fortifiée destinée à servir de refuge en cas de menace. Il ne s’agit en aucun cas d’un ouvrage militaire ni du lieu de résidence du seigneur.
Outre les palissades, le Fort était protégé par des douves. On peut se faire une idée de celles-ci en regardant celles, à demi comblées, ceinturant l’église de Viviers-lès- Lavaur.
Ces douves possédaient un autre avantage (qui a laissé son nom à Viviers). En effet, à une époque où la religion interdisait de consommer de la viande en moyenne un jour sur quatre (carême, avent, semaine sainte, vendredis, etc.), il devenait indispensable, si on résidait loin d’une rivière ou de la mer, de posséder des viviers. Les fossés remplissaient cette fonction, et par bail, le propriétaire du fort se réservait, depuis des siècles, une partie des poissons pêchés dans ces derniers.

Malgré une existence de plus de 6 siècles, le Fort, n’est pas le bâtiment le plus âgé de la commune. La première construction de la Salle sur le bien noble de Venac pourrait être antérieure. Dans tous les cas, à défaut de l’église en elle-même, souvent modifiée au cours des siècles, le tympan de ce monument semble bien constituer le vestige architectural le plus ancien de Veilhes.

A noter

Veilhes existait, sous son nom primitif dès le XIIIè siècle, toutefois, le lieu fut habité bien plus tôt. Nous pourrions en savoir plus si des vestiges archéologiques pouvaient être expertisés.

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